Problématiques
Méconnaissance et mésinformation
Déconnexion des gens à la terre
Gaspillage alimentaire
Les gens qui portent des messages d'alimentation saine et durable n'ont pas accès aux médias mainstream
Lorsqu'on parle d'alimentation dans les grands médias, c'est le plus souvent sous l'angle de l'inflation, pour mesurer l'évolution du prix du kilo de pâtes ou du litre d'huile ; les questions de santé et de soutenabilité sont rarement abordées. Et quand, c'est la cas, les discours utilisés sont culpabilisants, surtout pour les personnes en situation de précarité qui aimeraient consommer des produits sains et durables mais qui n'en ont pas les moyens.
Méconnaissance autour des produits alimentaires et de leurs conséquences sur la santé :
Impact de la publicité sur nos pratiques alimentaires:
Le budget de la publicité des acteurs de la transformation et de la distribution est de 5,5 milliards d’euros (5500 fois plus élevé que le programme de communication du PNNS (Plan National Nutrition Santé) de 2014 « Manger 5 fruits et légumes par jour »). La moitié des dépenses sont faites pour la publicité qui concerne des produits à faible valeur nutritionnelle. Restauration rapide, chocolats et boissons sucrées font l’objet des plus gros montants. La publicité nous dit d’éviter de manger « trop gras, trop salé, trop sucré » mais il n’y a pas de publicité pour les pommes, les cotes de blettes et les haricots secs… On ne nous fait envie, justement, qu’avec ces produits qui nous font grossir et nous rendent malades. On nous vend des produits ultra-transformés dans lesquels il y a très peu de « vrais aliments » (ce que le chercheur Anthony Fardet appelle la « fake food », des recombinaisons avec des additifs, barres chocolatées ou plats préparés...) Puis on nous culpabilise de les consommer... Rappelons enfin que les enfants sont les principales cibles de la publicité pour les produits sucrés et leur comportement de futur consommateur.ice est conditionné dès leur plus jeune âge, en associant sucre et plaisir.
