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Code d'intégration

Problématiques


Menace sur l'approvisionnement


Insuffisance de maraichers (bio) et manque d'autonomie alimentaire

Le nombre de maraîchers, en particulier en agriculture biologique, est trop faible pour répondre à la demande locale. Aujourd'hui seulement 6% des fruits et légumes consommés sur le territoire sont produits localement.

La production maraichère en Haute-Loire est insuffisante notamment du fait que le climat peut-être rude en hiver, ce qui dissuade de potentiels futurs maraichers. Le département n'est donc pas actuellement en mesure d'être autonome sur cette production toute l'année.

Manque de cultures fruitières

La Haute-Loire est initialement une terre d'élevage. Les cultures fruitières sont donc très peu représentées.

Manque d'outils de transformation / variété des cultivateurs et outils de transformation

Les maraichers qui s'installent ont majoritairement un projet tourné vers de la vente au détail et en direct. Les débouchés commencent donc à être restreints puisque chaque marché du département a un ou plusieurs maraichers.

Le manque d'autres débouchés est constaté sur l'ensemble de la Haute-Loire et notamment ceux qui pourraient être facilités par une politique de commande publique (cantines, portage de repas...) avec des outils de transformation collectifs comme des légumeries ou des conserveries.

Problématique de sécurité publique en cas de rupture d'approvisionnement

Notre système d'approvisionnement (même en Haute-Loire) repose sur des flux de marchandises ininterrompus. Les grandes surfaces ont deux jours de stocks devant elles.

Plusieurs scénarios de rupture d'approvisionnement sont à prendre en compte (de la même façon qu'on prend en compte d'autres risques majeurs comme les inondations ou les risques Seveso) :

  • événement climatique extrême (comme au Texas en 2021),
  • coupure générale d'électricité (Espagne et Portugal 2025),
  • cyberattaque (en 2025, les supermarchés Marks and Spencer, The Co-op et Harrods en ont été victime),
  • guerre,
  • pandémie...

Les populations non préparées à ce type de rupture d'approvisionnement alimentaire sont susceptibles de réagir de façon inappropriée (on l'a vu au début de la crise COVID). Le rapport de la Cour des Compte de 2022 sur la sécurité des approvisionnements alimentaires pointe notre dépendance aux importations et aux apports de main-d'oeuvre étrangère, l'insuffisance des dispositifs de gestion de crise et l'absence de stratégie nationale sur la question. Il n'existe pas de stocks stratégiques en dehors du sucre et des céréales, et l'état même des stocks est mal connu. Les plans ORSEC ne sont pas adaptés à ce type de risque, puisqu'il n'est pas limité à un périmètre précis. Ajoutons que la partie "approvisionnement alimentaire" des plans ORSEC dépend essentiellement de ce que les maires ont prévu.