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Code d'intégration

Problématiques


Perte de vitalité économique, sociale et culturelle


Fermeture des petits commerces de bouche au profit des chaînes de grande distribution

D'après le diagnostic alimentaire territorial de la CAPEV réalisé en 2022, "les grandes surfaces spécialisées en alimentaire, les hypermarchés, supermarchés et leurs drives accolés concentrent 74% des dépenses alimentaires des ménages. Les six points de vente les plus fréquentés pèsent environ la moitié des dépenses alimentaires" (p.60). "Les commerces alimentaires de moins de 300 m2 ne captent que 11% des dépenses." (p.61). Certes, les familles pain/pâtisserie, Charcuterie/traiteur et viande/volaille ont une part de marché supérieure à 30%, mais les chiffres montrent bien la prépondérance écrasante de la grande distribution dans les pratiques d'approvisionnement alimentaire des ménages. Moins de 4% des dépenses alimentaires se font sur les marchés de plein air.
 
Or cette prépondérance des Grandes et Moyennes Surfaces (G.M.S.) a un impact direct sur la vie des centres-villes et centres-bourgs qui se "désertifient". Quoique le phénomène ne soit pas nouveau, il ne fait que se confirmer dans le temps. Il faut ajouter que dans le domaine de l'épicerie, les enseignes de GMS colonisent également les centres-villeavec des magasins de proximité proposant les produits du supermarché, au détriment des magasins indépendants qui n'ont pas les moyens de s'installer. Cette évolution impacte de façon négative la vie sociale et économique de nos campagnes.

Perte de débouchés pour l'artisanat et perte des savoir-faire

Difficultés et épuisement pour les bénévoles des associations qui oeuvrent dans cette thématique

On comptabilise en France près de 16 millions de bénévoles mais, comme Jacques Ion sociologuet et chercheur au CNRS le caractérise dans son ouvrage "S'engager dans une société d'individus", une part de cet engagement est qualifié d'engagement "post-it". C'est un engagement pragmatique, réversible et ponctuel. Les chiffres de bénévoles paraissent énormes mais ceux réellement actifs sur du long terme représentent en définitif une petite partie de la population. Ces bénévoles, souvent retraités, s'impliquent dans plusieurs associations en même temps au risque de s'épuiser. Sur la thématique de l'alimentation, ils reçoivent peu ou pas de soutien notamment de la part des collectivités territoriales, ce qui les force parfois à abandonner à contre-coeur de travailler sur des actions. C'est ce qu'a connu le Collectif Eco-Citoyen du Brivadois (CECB) qui, après 10 ans de travail sur l'intégration de l'alimentation bio et locale dans la restauration collective, a décidé de dissoudre son groupe de travail.